Groupes de travail et séminaires 2011-2012

Une participation de 20 € est demandée pour l'ensemble de l'année aux personnes qui ne sont pas membres de l'association.
Les groupes se réunissent à raison d'une fois par mois (hors période de vacances scolaires). Ils ont lieu le plus souvent au siège de l'association (23 rue Malus à Lille), lorsque tel n'est pas le cas, cela vous sera précisé par l'organisateur.

1) Lire Freud : Le troisième mardi de chaque mois de 21h à 23h
Contacter : Georges Delcambre ; Johann Dupisre ; Claire Moyen

6) Le rapport sexuel, de Lacan à Freud. Questions de clinique : Le quatrième mardi de chaque mois de 21h à 23h
Contacter : Daniel Weiss
2) Jacques Derrida et la psychanalyse : le premier jeudi de chaque mois de 21h à 23h
Contacter : Jean Cooren
7) Groupe de travail clinique : problèmes théoriques et pratiques des psychothérapies dans le monde contemporain : un mercredi par mois de 21h à 23h.
Contacter : Christian Lelong ; Iréna Talaban
3) Quand le langage fait naufrage : un vendredi par mois, de 20h15 à 22h30
Contacter : Christine Loisel
8) Groupe de travail clinique d'adulte : un vendredi par mois de 18h à 20h
Contacter : Anne Marie Couquillou ; Catherine Denhez
4) Qu'est-ce que la psychanalyse ? : le deuxième vendredi du mois de 21h à 23 h
Contacter : Y. Bogopolsky ; M. Candas ; A.M. Couquillou ; G. Poret ; F. Tardat ; N. Thienpondt

9) Lecture du séminaire de J. Lacan "La relation d'objet" : un vendredi par mois de 21h à 23h
Contacter : Michèle Weiss-Vierling

5) L'humour, le jeu, la poésie et la vie de l'esprit : un jeudi par mois de 21h à 23h
Contacter : Daniel Destombes

10) Travail à partir d'un livre de C. Soller "Lacan, l'inconscient réinventé" : un mercredi par mois de 21h à 23h
Contacter : Catherine Denhez, Michèle Weiss-Vierling

 

scribe

Groupe de travail "Lire Freud"

       Notre groupe de travail s'est constitué, voilà deux ans maintenant, autour du projet de parcourir l'oeuvre de Freud, en y repérant comment elle se construit en se confrontant à d'autres - maîtres, collègues, disciples, amis - lancés sur des pistes proches, convergentes ou divergentes.

         Les traces de ces débats sont atténués par le temps, incorporés au texte même.
   
         Notre point de départ, a été les "Etudes sur l'Hystérie", écrites en collaboration avec J. Breuer. C'est à la fois, un hommage à l'initiateur de la méthode cathartique où s'estompent les divergences, et un brillant essai clinique où chaque auteur, successivement, prend la parole. Il y a bien controverse, les traces sont bien là dans le texte, mais pour les interpréter s'impose le retour à la scène scientifique de l'époque, les débats d'idées  des années 1885-1900. C'est là qu'on y croise des participants plus ou moins proches de cette dispute : Charcot, Bernheim, Janet, Kraf-Ehbing.....Notre intérêt glisse du centre aux bords du texte, et retour.

        Ainsi nous débutons par les récits de cures. L'un de nous lit le texte à haute voix, et s'arrête, laissant place à nos commentaires. L'un revient sur les mots mêmes du passage lu, un autre interroge le contexte, un autre encore nous invite à faire des aller et retour de la clinique de ce temps à la notre, d'une névrose à une autre.

       C'est ainsi que nous terminons la lecture des " Etudes sur l'Hystérie " et la période de collaboration avec J. Breuer.

        Nous aborderons, en septembre,  "La correspondance avec Fliess " qui couvre le temps dit de l'auto-analyse où s'élabore " La science des rêves". En ouverture nous nous arrêterons sur le texte d' O. Manoni "L' analyse originelle"  (dans Clefs pour l' imaginaire) où l'auteur tente de cerner ce qui se constitue à cette époque : place est faite aux avatars du désir inconscient et émerge une première approche,  tant théorique que pratique, des agirs et des dires des protagonistes de la cure.
   
       Nous préssentons qu'il nous faudra modifier notre abord du texte , notre lecture et les modes de restitution et d'échange dans le groupe même, pour les rendre adéquat à l'étude de ce nouvel objet.

    Nous sommes actuellement trois et souhaiterions être plus nombreux pour poursuivre. Il est demandé à chaque participant de questionner ce qui l'a intéressé dans le texte.

Georges Delcambre

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"Jacques Derrida et la psychanalyse" - Groupe de lecture

Nous continuons, cette année 2011-2012, la lecture ensemble de « la pharmacie de Platon » in « La dissémination », Seuil (1972). Lecture à haute voix, avec un arrêt plus ou moins prolongé sur les points qui posent à l'un d'entre nous un problème de compréhension ou pour faire part des associations que le texte suscite.
C'est dire que nous n'allons pas vite, certains estiment cependant que nous finirons ce chapitre avant les grandes vacances
Ce groupe d'une dizaine de participants est ouvert, il n'est pas nécessaire d'être un fan des textes de Derrida pour y participer
Il se réunit à 21 heures le premier jeudi de chaque mois (sauf vacances scolaires) au 23 rue malus à Lille
pour tout renseignement s'adresser à jean.cooren@yahoo.fr
 
Jean Cooren

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l'homme aux loups

"Quand le langage fait naufrage" Argument

 
Certaines personnes ont rencontré dans leur histoire une catastrophe de ce qui fonde l'humain. Elles ont dû vivre l'effondrement des lois fondamentales qui ordonnent les rapports entre les hommes et garantissent les bases du langage. Cet effondrement a entraîné une rupture de la transmission, et l'impossibilité d'inscrire ce qui se trouve dès lors condamné à l'errance. De telles situations mettent à mal le sujet, comme si une part de lui restait emprisonnée dans un impossible à symboliser, à relier, à transmettre, et à oublier. Dans la catastrophe du symbolique, le langage a fait naufrage. Cette part "hors sujet" passe intacte par le corps, elle traverse la personne et (ou) ses descendants, sous forme de symptômes physiques (maladies), sensoriels (hallucinations), dans des passages à l'acte (répétition d'un meurtre ou de son équivalent), ou sous forme de souffrance morale intense en rapport avec le vide.
 
 Reprenant  le concept avancé par Françoise Davoine dans "La Folie Wittgenstein"[1], je parlerai de choses "retranchées" pour évoquer ce qui est resté "inaccessible aux lois du langage, au refoulement, au dire du symptôme névrotique". Ces choses retranchées pourraient être des choses perçues avant le langage, dans les tous premiers temps de la vie, ou dans des conditions traumatiques telles qu'elles touchent à l'inimaginable, à une horreur qui jouxte l'innommable. "L'opération de retranchement ne permet pas à l'événement traumatique d'être refoulé, et par là même de s'inscrire dans le champ d'une relation, d'être inscrit dans le passé". Il reste, toujours au présent, bloc immuable, entier et inaltéré, totalité qui traverse, intacte, les générations. Là où "l'outil de la nomination" est abîmé, inopérant, quelque chose ne peut advenir, qui reste entre la vie et la mort, dans les limbes de la non-inscription, et, dans ce monde fantomatique, pris dans la menace effrayante de l'effacement. Quelque chose crie de la douleur de ne pas pouvoir s'inscrire, et insiste, frappant le reste de l'existence, les autres expériences, du sceau de l'inconsistance, voire de l'irréalité. Pour celui qui est pris, et parfois même englouti, dans ces zones où errent les âmes en peine, "le fondement de son existence n'atteint jamais ce niveau d'évidence que connaît le sujet pour qui le monde environnant est en correspondance avec le monde intérieur"[2]. Rien n'est jamais ancré, acquis une fois pour toutes. Ce qui, dans la vie ou dans l'analyse, est trouvé, vécu, se présente toujours comme une trace incertaine, effaçable.
 
Comment travailler en rapport avec ces choses retranchées, hors des jeux du langage, quand "l'outil du nom" est cassé ?
 
Comment travailler autour de l'indicible, autour d'une impression de béance entre les affects, avec des fragments de ressenti inaccessibles à quelque lien que ce  soit ?
 
 Dans ce travail, il ne s'agit pas de lever l'amnésie, le refoulemet, de procéder à un dévoilement. Au contraire, même aveuglés parfois par la lumière trop crue de phrases sans ombre, il va nous falloir tenter de revoiler. Ou, plus exactement, nous allons devoir tisser un voile, ensemble, chacun sa partie - chaîne et trame -, afin que ce qui a été enclavé, soustrait aux jeux du langage et au refoulement, puisse être repris dans un maillage de mots articulés aux enjeux pulsionnels, liés au corps. Alors, risquant moins d'être effacé, cela pourra-t-il peut-être se laisser oublier un peu et ne plus nécessiter un tribut si lourd, constamment requis, pour lutter contre l'anéantissement, la mort du sujet. 
 
"Interpréter" ne pourra ni suivre la piste d'éventuels liens de causalité, ni même ponctuer, par la recherche de quelque métaphore ou métonymie, le langage n'étant plus un outil opérant. "Quand le temps est suspendu, il ne peut plus y avoir de notion de successivité, de causalité, ni de métaphore"[3]. Il s'agira de donner forme, souffle, et corps, à ce qui ne génère que dé liaison et glaciation. Interpréter, certes, au sens musical ou théâtral du terme, jouer (et surtout pas "se jouer de"), mais avant tout créer, des liens, des histoires qui remettent le temps en marche.
 
 Comment créer un espace, aux confins de l'horreur, au bord du néant, afin de remettre le temps en marche, un espace où la parole pourra s'exercer ? Quels seraient ses rapports avec les mythes et l'histoire ?
         
Comment appréhender les effets de transfert décalés dans les institutions ?
         
 Ces questions, ouvertes dans le champ d'une pratique de thérapie et éclairées par la psychanalyse, peuvent-elles nous aider à penser certaines orientations actuelles de société ? Par exemple : Quel usage fait-on des théories ? Quels sont les effets de l'utilisation de "La science" dans les discours ? Avons-nous quelque chose à en dire ? De quelle façon ?
    
A tour de rôle, les participants à ce groupe de travail, à travers leurs rencontres cliniques, pédagogiques ou artistiques, ou à partir d'une lecture, ouvrent la discussion.
 
C'est au fil du temps et de ces rencontres que nous essayons ensemble de penser ce qui souvent se dérobe, de laisser se révéler les thèmes qui éclaireront peut-être nos pratiques.
 
Christine Loisel
 
[1] F. Davoine, La folie Wittgenstein, E.P.E.L., 1992.
[2] N. Zajde, Enfants de Survivants, Odile Jacob, 1995.
[3] Ibid.

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Labyrinthe

Qu'est ce que la psychanalyse ?


Titre ambitieux ? Serait-il possible de définir la psychanalyse ? La définir, ce serait fermer la question, et ce n'est pas l'ambition de ce groupe. Cependant, il apparait décisif de voir en quoi la psychanalyse en acte est là pour questionner l'énigme de chacun : "Comme les poètes sont là pour manifester les arcanes du monde" ( Roger Caillois).

 
Après la lecture du livre de Serge André : "Devenir psychanalyste et le rester", nous travaillons cette année à partir du séminaire de Lacan "Encore" (livre 20). Travail que nous désirons poursuivre en parcourant de manière associative, concepts, lectures et cliniques. C'est ainsi qu'il ne s'agit pas pour nous de nous en "tenir" au séminaire, mais d'explorer d'autres textes qui, chemin faisant, pourraient se présenter à nous, et d'y rechercher d'autres concepts opérants à confronter au texte de Lacan.
 
Le groupe se réunit une fois par mois, le premier vendredi du mois. Y participent actuellement : Y. Bogopolsky, M. Candas, A.M. Couquillou, G. Poret, F. Tardat, N. Thiempondt.

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L'humour, le jeu, la poésie et la vie de l'esprit

Au début de son livre "Le mot d'esprit et ses rapports avec l'inconscient", Freud s'intéresse à la nature de ce que nous traduisons par le mot "esprit" ou par "mot d'esprit" quand nous voulons traduire le mot allemand 'Witz'. Il conclut :
 
"Il n'est pas possible de traiter de l'esprit indépendamment du comique" (p. Il).
 
Poursuivant dans le même sens, il écrit, citant Th.Lipps :
 
"L'esprit est le comique que nous faisons naître en nous-mêmes, le comique qui fait partie intégrante de notre activité" (p.12), ou encore, citant cette fois K.Fischer :
 
"L'esprit est un jugement ludique...la liberté esthétique consiste dans l'observation ludique des choses, l'attitude esthétique étant celle du jeu et non celle du travail' (p.14).
 
Ainsi donc, est désigné par le mot 'witz' quelque chose de la vie de notre esprit, un esprit d'humour, qui foncièrement est de l'ordre d'une disposition ludique en nous, une disposition joueuse et rieuse.
 
Cependant, toute forme d'activité de l'esprit ne se ramène pas au 'witz'. La langue allemande le sait si bien qu'elle dispose d'un autre mot pour parler de l'esprit: 'Geist', qui désigne plutôt l'esprit en tant qu'exercice raisonné de la pensée.
 
Il n'est pas sans intérêt de noter que la traduction du mot 'Witz', pour infléchir le sens du mot 'esprit' du côté du ludique, a besoin de relier l'esprit à la langue: il ne s'agit pas seulement 'd'esprit', mais de 'mot d'esprit', le mot (et en conséquence la langue), ayant ainsi la fonction de nouer l'esprit à la potentialité ludique en nous. Freud est du reste très sensible à cette potentialité ludique concernant notre rapport au mot et à la langue et il n'hésite pas à en faire une disposition originelle en nous en tant qu'inhérente à l'enfance. Ainsi, n'écrit-il pas, toujours dans 'le mot d'esprit', s'interrogeant sur les rapports des enfants à la langue:
 
"Lorsque l'enfant apprend le vocabulaire de sa langue maternelle, il se plaît à expérimenter ce patrimoine de manière ludique (Groos). Il accouple les mots sans souci de leur sens, pour jouir du rythme et de la rime" (p.206).
Ainsi donc, depuis l'enfance nous utilisons la langue en humoriste et en poète, la prenant tout à la fois comme réseau signifiant et comme partition musicale, jouissant des épousailles que nous organisons entre le sens et le son, épousailles tour à tour harmonieuses ou tumultueuses.
 
Ainsi donc, depuis l'enfance, nous ne pouvons faire œuvrer notre esprit sans nous ouvrir à la disposition ludique en nous, nous ne pouvons penser sans jouer, ou peut-être plutôt sans nous laisser jouer, sans laisser la langue jouer en nous, sans laisser le corps et l'esprit de la langue se jouer de nous, nous prenant sans cesse à contre pied et ... à contrepet, pour le meilleur et pour le ... rire.
 
Ce sont ces paradoxes concernant la vie de notre esprit que nous mettrons en jeu et au travail dans le prochain groupe de travail.
 
L'humour, le jeu, la poésie et la vie de l'esprit.
 
Nous tournerons, en réfléchissant, mais aussi si possible en jouant, autour de la question :
•       Comment penser cette tension paradoxale à l'intérieur de l'esprit, tour à tour si sérieux et rigoureux quand il se place sous l'empire de la raison, si rieur et fantasque quand nous le laissons se nouer et s'abreuver aux jeux de la langue? En quoi cette vie de l'esprit en nous nous oblige à nouer le spirituel au plus corporel, notre rapport au corps de la langue nous situant au carrefour de ces deux registres?        


Au cours de cette première séance, nous prendrons appui pour nos échanges sur les premières pages citées du texte de Freud 'Le mot d'esprit'. Un temps sera aussi réservé pour nous entendre sur notre méthode de travail et sur nos références d'appui (livres, évènements culturels), chacun étant invité à être aussi propositionnel que possible dans le Séminaire.
 
Daniel Destombes - Le 20 septembre 2008
 
PS. Ce groupe de travail prend le relai du précédent tenu en 2007-2008, «Donner du temps - Donner du jeu».

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hiéroglyphes

Le rapport sexuel, de Lacan à Freud. Questions de clinique

 L'affirmation "Il n'y a pas de rapport sexuel" sert de repère assuré aux avancées des dernières années du séminaire de Lacan, dès avant le séminaire Encore, mais elle donne rétroactivement une orientation à l'ensemble de son enseignement.

Cette affirmation, surprenante au moment où elle était énoncée, revêt aujourd'hui un caractère de mot d'ordre si pas de rengaine d'autant plus facile à entonner qu'on ne prend pas toujours la peine d'en expliciter les fondements et les implications.

Il me semble pourtant intéressant de nous y arrêter d'autant que sa portée est on ne peut plus clinique puisque, comme le souligne Lacan lui-même, elle concerne le lit dans tous ses usages : celui dans lequel on se couche en agréable compagnie, celui sur lequel on s'allonge pour associer librement, mais aussi celui où parfois on souffre, puisque le symptôme est pour Lacan le substitut du rapport sexuel. Ainsi une formulation telle celle qui vient à la fin de la séance du 17 Février 1976 du séminaire Le Sinthome "Si une femme est un sinthome pour tout homme….. on peut dire que l'homme est pour une femme… une affliction pire qu'un sinthome… c'est un ravage même" paraît d'emblée très évocatrice. Elle fait écho à de nombreuses situations rencontrées dans la psychanalyse et ailleurs. La dimension symptomatique de la relation de couple, la fonction de symptôme de la partenaire, et tout autant la fonction de partenaire du symptôme, s'y trouvent énoncés, et tout autant la dissymétrie des places féminine et masculine.

Je propose pour cette année de mettre cet énoncé à l'épreuve de certains textes de Freud, autrement dit de reprendre ce qui chez Freud peut fonder cette affirmation d'absence, ou encore d'essayer de repérer en quoi sur ces questions, Freud s'avère lacanien… ou pas.

Les propositions de lecture viendront au fil du travail, mais nous en repasserons sans aucun doute par un certain nombre de textes fondamentaux de Freud où la "question sexuelle" se trouve posée explicitement, en commençant probablement par quelques uns de ceux qui se trouvent dans le recueil La vie sexuelle.
 
Daniel Weiss

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Problèmes théoriques et pratiques des psychothérapies dans le monde contemporain

Cette année, nous alternerons notre réflexion clinique basée sur nos propres cas avec une lecture du livre de Didier Anzieu "le moi peau". Ce livre présente une analogie entre les fonctions du moi et les fonctions de la peau, qui permet d'enrichir les notions de frontières, de limites, de contenants dans une perspective psychanalytique."
Anzieu part du constat d'un changement dans la nature de la souffrance de nombreux patients. Ceux ci souffrent d'un manque de limites : incertitude sur les frontières entre ce qui dépend de soi et ce qui dépend d'autrui; brusques fluctuations de ces frontières accompagnées de chutes dans la dépression, confusion des expériences agréables et douloureuses, vulnérabilité à la blessure narcissique en raison de la faiblesse de l'enveloppe psychique, sensation diffuse de mal être, de ne pas habiter sa vie, d'en être le spectateur..."
Anzieu écrit : " Rien d'étonnant qu'une civilisation qui cultive des ambitions démesurées, qui flatte l'exigence d'une prise en charge totale de l'individu par le couple, la famille, les institutions sociales, qui encourage passivement l'abolition de tout sentiment des limites dans les extases artificielles demandées aux drogues chimiques et autres, qui expose l'enfant de plus en plus unique à la concentration sur lui de l'inconscient de ses parents dans le cadre d'un foyer de plus en plus restreint en nombre de participants et en stabilité, rien d'étonnant donc qu'une telle culture favorise l'immaturité et suscite une prolifération de troubles psychiques limites." P.29 et 30
Ces problèmes nécessitent un aménagement du cadre et une réflexion renouvelée sur la position (ou le transfert ) de l'analyste dans le dialogue analytique avec ces patients.

Groupe animé par Christian Lelong et Iréna Talaban. tel : 0625924745
Le groupe est ouvert.
Il se tient 1, rue de Valmy à Lille une fois par mois, le mercredi soir de 20 heures 30 à 23 heures
Prochaine séance le mercredi 9 novembre2011.
 
Christian Lelong - Iréna Talaban

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Groupe de travail clinique d'adulte

 
Ce groupe, initié depuis quelques années, réunit des personnes ayant un exercice libéral ou institutionnel et dont le souci commun est de maintenir une écoute analytique.
 
Nous l'avons nommé ainsi pour le distinguer d'un groupe de supervision qui pourrait laisser entendre que l'un quelconque d'entre nous est en position de savoir. Nous n'avons pas choisi de le nommer groupe d'Intervision car, pour nous, il s'agit d'une écoute partagée à partir d'une situation clinique apportée par l'un ou l'autre.
 
L'objectif de ce groupe est, outre de rompre l'isolement propre à ce type d'exercice, de créer un espace qui permette de questionner sa pratique. Nous cherchons à adopter un fonctionnement qui soit au près d'une pratique analytique : la situation clinique n'est pas "préparée", les associations de chacun amènent des déplacements, des surprises, des questionnements.
 
Afin que la parole circule et que puisse s'instaurer un climat de confiance, nous limitons le nombre de participants à 6 voire 8 personnes maximum. Actuellement, le groupe reste ouvert à quelques participants.
 
Anne Marie Couquillou - Catherine Denhez

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livres

Lecture du séminaire de J. Lacan "La relation d'objet"

La clinique psychanalytique, tant avec les enfants qu'avec les adultes, m'a amenée à reprendre les questions de la sexualité infantile et de l'angoisse dans leurs relations, d'une part à l'objet phobique d'autre part à l'objet fétiche ....Et plus largement, au noyau ou à l'état phobique ainsi qu'à ce qu'on peut appeler traits pervers, perversité ou encore solution ou disposition perverse (autant d'expressions qui ne sont pas synonymes).

Je propose de prendre pour point de départ certains chapitres du séminaire IV de Lacan "la relation d'objet" et les textes de Freud auxquels ils renvoient (le petit Hans , la jeune homosexuelle.....). D'autres textes psychanalytiques ( par exemple, "l'imposture perverse " de S.André , le livre sur la sexualité infantile de R.Lévy..) ou littéraires, et des situations cliniques pourront venir enrichir cette lecture.

Michèle Weiss- Vierling

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Travail à partir d'un livre de C. Soller "Lacan, l'inconscient réinventé" ed. PUF 2009

Dans son livre « Lacan, l’inconscient réinventé » Colette Soller interroge la trajectoire de Lacan dont elle « ne retient pas tout. Seulement les pas qui ont conduit Lacan à poser une formule inouïe, qui dit, contre toute attente, que l’inconscient, toujours jusque-là situé comme symbolique, est … réel ».

C’est autour de cette formulation d’un inconscient réel que nous souhaiterions travailler, formulation qui permet d’interroger et de questionner des difficultés rencontrées dans la pratique clinique : le symptôme ne s’épuise pas avec la recherche de sens, laquelle semble parfois ne rencontrer aucune limite.

Quelles incidences cette notion a t-elle dans la conduite des cures ?

Ce livre, dont l’abord est parfois difficile, soulève les questions d’une manière qui nous semble intéressante et qui nous donne envie de le travailler avec quelques autres, travail qui pourrait s’autoriser d’aller retour avec la clinique et conduire ici ou là vers d’autres lectures ou relectures.

Cette proposition de travail s’inscrit dans la continuité des journées de l’association organisées en 2010 « Le symptôme dans l’analyse freudienne ».

Catherine Denhez - Michèle Weiss-Vierling