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Groupe de travail "Lire Freud"
Notre
groupe de travail
s'est
constitué, voilà deux ans maintenant, autour du
projet de
parcourir l'oeuvre de Freud, en y repérant comment elle se
construit en se confrontant à d'autres -
maîtres, collègues, disciples, amis -
lancés
sur des pistes proches, convergentes ou divergentes.
Les traces de ces
débats sont
atténués par le temps, incorporés au
texte
même.
Notre point de
départ, a
été les "Etudes sur l'Hystérie",
écrites
en collaboration avec J. Breuer. C'est à la fois, un hommage
à l'initiateur de la méthode cathartique
où
s'estompent les divergences, et un brillant essai clinique
où
chaque auteur, successivement, prend la parole. Il y a bien
controverse, les traces sont bien là dans le texte, mais
pour
les interpréter s'impose le retour à la
scène
scientifique de l'époque, les débats
d'idées
des années 1885-1900. C'est là qu'on y croise des
participants plus ou moins proches de cette dispute : Charcot,
Bernheim, Janet, Kraf-Ehbing.....Notre intérêt
glisse du
centre aux bords du texte, et retour.
Ainsi nous
débutons par les
récits de cures. L'un de nous lit le texte à
haute voix,
et s'arrête, laissant place à nos commentaires.
L'un
revient sur les mots mêmes du passage lu, un autre interroge
le
contexte, un autre encore nous invite à faire des aller et
retour de la clinique de ce temps à la notre, d'une
névrose à une autre.
C'est ainsi que nous
terminons la lecture
des " Etudes sur l'Hystérie " et la période de
collaboration avec J. Breuer.
Nous aborderons, en
septembre, "La
correspondance avec Fliess " qui couvre le temps dit de
l'auto-analyse où s'élabore " La science des
rêves". En ouverture nous nous arrêterons sur le
texte d'
O. Manoni "L' analyse originelle" (dans Clefs pour l'
imaginaire)
où l'auteur tente de cerner ce qui se constitue à
cette
époque : place est faite aux avatars du désir
inconscient
et émerge une première approche, tant
théorique que pratique, des agirs et des dires des
protagonistes
de la cure.
Nous préssentons
qu'il nous faudra
modifier notre abord du texte , notre lecture et les modes de
restitution et d'échange dans le groupe même, pour
les
rendre adéquat à l'étude de ce nouvel
objet.
Nous sommes actuellement trois et souhaiterions
être plus nombreux pour poursuivre. Il est demandé
à chaque participant de questionner ce qui l'a
intéressé dans le texte.
Georges Delcambre
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"Jacques Derrida et la psychanalyse" - Groupe de lecture
Nous continuons, cette année 2011-2012, la lecture ensemble de « la pharmacie de Platon » in « La dissémination », Seuil (1972). Lecture à haute voix, avec un arrêt plus ou moins prolongé sur les points qui posent à l'un d'entre nous un problème de compréhension ou pour faire part des associations que le texte suscite.
C'est dire que nous n'allons pas vite, certains estiment cependant que nous finirons ce chapitre avant les grandes vacances
Ce groupe d'une dizaine de participants est ouvert, il n'est pas nécessaire d'être un fan des textes de Derrida pour y participer
Il se réunit à 21 heures le premier jeudi de chaque mois (sauf vacances scolaires) au 23 rue malus à Lille
pour tout renseignement s'adresser à jean.cooren@yahoo.fr
Jean Cooren
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"Quand le langage fait naufrage" Argument
Certaines
personnes ont rencontré dans leur histoire une
catastrophe de ce qui fonde l'humain. Elles ont dû vivre
l'effondrement des lois fondamentales qui ordonnent les rapports entre
les hommes et garantissent les bases du langage. Cet effondrement a
entraîné une rupture de la transmission, et
l'impossibilité d'inscrire ce qui se trouve dès
lors
condamné à l'errance. De telles situations
mettent
à mal le sujet, comme si une part de lui restait
emprisonnée dans un impossible à symboliser,
à
relier, à transmettre, et à oublier. Dans la
catastrophe
du symbolique, le langage a fait naufrage. Cette part "hors sujet"
passe intacte par le corps, elle traverse la personne et (ou) ses
descendants, sous forme de symptômes physiques (maladies),
sensoriels (hallucinations), dans des passages à l'acte
(répétition d'un meurtre ou de son
équivalent), ou
sous forme de souffrance morale intense en rapport avec le vide.
Reprenant
le concept avancé par
Françoise
Davoine dans "La Folie Wittgenstein"[1],
je parlerai de choses
"retranchées" pour évoquer ce qui est
resté
"inaccessible aux lois du langage, au refoulement, au dire du
symptôme névrotique". Ces choses
retranchées
pourraient être des choses perçues avant le
langage, dans
les tous premiers temps de la vie, ou dans des conditions traumatiques
telles qu'elles touchent à l'inimaginable, à une
horreur
qui jouxte l'innommable. "L'opération de retranchement ne
permet
pas à l'événement traumatique
d'être
refoulé, et par là même de s'inscrire
dans le champ
d'une relation, d'être inscrit dans le passé". Il
reste,
toujours au présent, bloc immuable, entier et
inaltéré, totalité qui traverse,
intacte, les
générations. Là où "l'outil
de la
nomination" est abîmé, inopérant,
quelque chose ne
peut advenir, qui reste entre la vie et la mort, dans les limbes de la
non-inscription, et, dans ce monde fantomatique, pris dans la menace
effrayante de l'effacement. Quelque chose crie de la douleur de ne pas
pouvoir s'inscrire, et insiste, frappant le reste de l'existence, les
autres expériences, du sceau de l'inconsistance, voire de
l'irréalité. Pour celui qui est pris, et parfois
même englouti, dans ces zones où errent les
âmes en
peine, "le fondement de son existence n'atteint jamais ce
niveau
d'évidence que connaît le sujet pour qui le monde
environnant est en correspondance avec le monde
intérieur"[2].
Rien n'est jamais ancré, acquis une fois pour toutes. Ce
qui,
dans la vie ou dans l'analyse, est trouvé, vécu,
se
présente toujours comme une trace incertaine,
effaçable.
Comment
travailler en rapport avec ces choses retranchées,
hors
des jeux du langage, quand "l'outil du nom" est cassé ?
Comment
travailler autour de l'indicible, autour d'une impression de
béance entre les affects, avec des fragments de ressenti
inaccessibles à quelque lien que ce soit ?
Dans
ce travail, il ne s'agit pas de lever
l'amnésie, le
refoulemet, de procéder à un
dévoilement. Au
contraire, même aveuglés parfois par la
lumière
trop crue de phrases sans ombre, il va nous falloir tenter de revoiler.
Ou, plus exactement, nous allons devoir tisser un voile, ensemble,
chacun sa partie - chaîne et trame -, afin que ce qui a
été enclavé, soustrait aux jeux du
langage et au
refoulement, puisse être repris dans un maillage de mots
articulés aux enjeux pulsionnels, liés au corps.
Alors,
risquant moins d'être effacé, cela pourra-t-il
peut-être se laisser oublier un peu et ne plus
nécessiter
un tribut si lourd, constamment requis, pour lutter contre
l'anéantissement, la mort du sujet.
"Interpréter"
ne pourra ni suivre la piste
d'éventuels
liens de causalité, ni même ponctuer, par la
recherche de
quelque métaphore ou métonymie, le langage
n'étant
plus un outil opérant. "Quand le temps est suspendu, il ne
peut
plus y avoir de notion de successivité, de
causalité, ni
de métaphore"[3].
Il
s'agira de donner forme, souffle, et
corps,
à ce qui ne génère que dé
liaison et
glaciation. Interpréter, certes, au sens musical ou
théâtral du terme, jouer (et surtout pas "se jouer
de"),
mais avant tout créer, des liens, des histoires qui
remettent le
temps en marche.
Comment
créer un espace, aux confins de l'horreur, au bord
du
néant, afin de remettre le temps en marche, un espace
où
la parole pourra s'exercer ? Quels seraient ses rapports avec les
mythes et l'histoire ?
Comment
appréhender les effets de transfert
décalés dans les institutions ?
Ces
questions, ouvertes dans le champ d'une pratique de
thérapie
et éclairées par la psychanalyse, peuvent-elles
nous
aider à penser certaines orientations actuelles de
société ? Par exemple : Quel usage fait-on des
théories ? Quels sont les effets de l'utilisation de "La
science" dans les discours ? Avons-nous quelque chose à en
dire
? De quelle façon ?
A
tour de rôle, les participants à ce groupe de
travail,
à travers leurs rencontres cliniques,
pédagogiques ou
artistiques, ou à partir d'une lecture, ouvrent la
discussion.
C'est
au fil du temps et de ces rencontres que nous essayons ensemble
de penser ce qui souvent se dérobe, de laisser se
révéler les thèmes qui
éclaireront
peut-être nos pratiques.
Christine Loisel
[1]
F. Davoine, La folie Wittgenstein, E.P.E.L., 1992.
[2]
N. Zajde, Enfants de Survivants, Odile Jacob, 1995.
[3]
Ibid.
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Qu'est ce que la psychanalyse ?
Titre
ambitieux ? Serait-il possible de définir la
psychanalyse
? La définir, ce serait fermer la question, et ce n'est pas
l'ambition de ce groupe. Cependant, il apparait décisif de
voir
en quoi la psychanalyse en acte est là pour questionner
l'énigme de chacun : "Comme les poètes sont
là
pour manifester les arcanes du monde" ( Roger Caillois).
Après
la lecture du livre de Serge André :
"Devenir
psychanalyste et le rester", nous travaillons cette année
à partir du séminaire de Lacan "Encore" (livre
20).
Travail que nous désirons poursuivre en parcourant de
manière associative, concepts, lectures et cliniques. C'est
ainsi qu'il ne s'agit pas pour nous de nous en "tenir" au
séminaire, mais d'explorer d'autres textes qui, chemin
faisant,
pourraient se présenter à nous, et d'y rechercher
d'autres concepts opérants à confronter au texte
de Lacan.
Le
groupe se réunit une fois par mois, le premier vendredi
du
mois. Y participent actuellement : Y. Bogopolsky, M. Candas, A.M.
Couquillou, G. Poret, F. Tardat, N. Thiempondt.
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L'humour, le jeu, la poésie et la vie de l'esprit
Au
début de son livre "Le mot d'esprit et ses rapports avec
l'inconscient", Freud s'intéresse à la nature de
ce que
nous traduisons par le mot "esprit" ou par "mot d'esprit" quand nous
voulons traduire le mot allemand 'Witz'. Il conclut :
"Il
n'est pas possible de traiter de l'esprit indépendamment
du comique" (p. Il).
Poursuivant
dans le même sens, il écrit, citant
Th.Lipps :
"L'esprit
est le comique que nous faisons naître en
nous-mêmes, le comique qui fait partie intégrante
de notre
activité" (p.12), ou encore, citant cette fois K.Fischer :
"L'esprit
est un jugement ludique...la liberté
esthétique
consiste dans l'observation ludique des choses, l'attitude
esthétique étant celle du jeu et non celle du
travail'
(p.14).
Ainsi
donc, est désigné par le mot 'witz' quelque
chose
de la vie de notre esprit, un esprit d'humour, qui
foncièrement
est de l'ordre d'une disposition ludique en nous, une disposition
joueuse et rieuse.
Cependant,
toute forme d'activité de l'esprit ne se
ramène pas au 'witz'. La langue allemande le sait si bien
qu'elle dispose d'un autre mot pour parler de l'esprit: 'Geist', qui
désigne plutôt l'esprit en tant qu'exercice
raisonné de la pensée.
Il
n'est pas sans intérêt de noter que la
traduction du
mot 'Witz', pour infléchir le sens du mot 'esprit' du
côté du ludique, a besoin de relier l'esprit
à la
langue: il ne s'agit pas seulement 'd'esprit', mais de 'mot d'esprit',
le mot (et en conséquence la langue), ayant ainsi la
fonction de
nouer l'esprit à la potentialité ludique en nous.
Freud
est du reste très sensible à cette
potentialité
ludique concernant notre rapport au mot et à la langue et il
n'hésite pas à en faire une disposition
originelle en
nous en tant qu'inhérente à l'enfance. Ainsi,
n'écrit-il pas, toujours dans 'le mot d'esprit',
s'interrogeant
sur les rapports des enfants à la langue:
"Lorsque
l'enfant apprend le vocabulaire de sa langue maternelle, il se
plaît à expérimenter ce patrimoine de
manière ludique (Groos). Il accouple les mots sans souci de
leur
sens, pour jouir du rythme et de la rime" (p.206).
Ainsi
donc, depuis l'enfance nous utilisons la langue en humoriste et
en poète, la prenant tout à la fois comme
réseau
signifiant et comme partition musicale, jouissant des
épousailles que nous organisons entre le sens et le son,
épousailles tour à tour harmonieuses ou
tumultueuses.
Ainsi
donc, depuis l'enfance, nous ne pouvons faire œuvrer
notre
esprit sans nous ouvrir à la disposition ludique en nous,
nous
ne pouvons penser sans jouer, ou peut-être plutôt
sans nous
laisser jouer, sans laisser la langue jouer en nous, sans laisser le
corps et l'esprit de la langue se jouer de nous, nous prenant sans
cesse à contre pied et ... à contrepet, pour le
meilleur
et pour le ... rire.
Ce
sont ces paradoxes concernant la vie de notre esprit que nous
mettrons en jeu et au travail dans le prochain groupe de travail.
L'humour,
le jeu, la poésie et la vie de l'esprit.
Nous
tournerons, en réfléchissant, mais aussi si
possible en jouant, autour de la question :
•
Comment penser cette tension paradoxale à
l'intérieur de
l'esprit, tour à tour si sérieux et rigoureux
quand il se
place sous l'empire de la raison, si rieur et fantasque quand nous le
laissons se nouer et s'abreuver aux jeux de la langue? En quoi cette
vie de l'esprit en nous nous oblige à nouer le spirituel au
plus
corporel, notre rapport au corps de la langue nous situant au carrefour
de ces deux
registres?
Au
cours de cette première séance, nous prendrons
appui
pour nos échanges sur les premières pages
citées
du texte de Freud 'Le mot d'esprit'. Un temps sera aussi
réservé pour nous entendre sur notre
méthode de
travail et sur nos références d'appui (livres,
évènements culturels), chacun étant
invité
à être aussi propositionnel que possible dans le
Séminaire.
Daniel Destombes - Le 20 septembre 2008
PS.
Ce groupe de travail prend le relai du
précédent tenu
en 2007-2008, «Donner du temps - Donner du jeu».
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Le rapport sexuel, de Lacan à Freud. Questions de clinique
L'affirmation "Il n'y a pas de rapport sexuel" sert de
repère assuré aux avancées des dernières années du séminaire de Lacan,
dès avant le séminaire Encore, mais elle donne rétroactivement une
orientation à l'ensemble de son enseignement.
Cette affirmation, surprenante au moment où elle était
énoncée, revêt aujourd'hui un caractère de mot d'ordre si pas de
rengaine d'autant plus facile à entonner qu'on ne prend pas toujours la
peine d'en expliciter les fondements et les implications.
Il me semble pourtant intéressant de nous y arrêter d'autant
que sa portée est on ne peut plus clinique puisque, comme le souligne
Lacan lui-même, elle concerne le lit dans tous ses usages : celui dans
lequel on se couche en agréable compagnie, celui sur lequel on
s'allonge pour associer librement, mais aussi celui où parfois on
souffre, puisque le symptôme est pour Lacan le substitut du rapport
sexuel. Ainsi une formulation telle celle qui vient à la fin de la
séance du 17 Février 1976 du séminaire Le Sinthome "Si une femme est un
sinthome pour tout homme….. on peut dire que l'homme est pour une
femme… une affliction pire qu'un sinthome… c'est un ravage même" paraît
d'emblée très évocatrice. Elle fait écho à de nombreuses situations
rencontrées dans la psychanalyse et ailleurs. La dimension
symptomatique de la relation de couple, la fonction de symptôme de la
partenaire, et tout autant la fonction de partenaire du symptôme, s'y
trouvent énoncés, et tout autant la dissymétrie des places féminine et
masculine.
Je propose pour cette année de mettre cet énoncé à l'épreuve
de certains textes de Freud, autrement dit de reprendre ce qui chez
Freud peut fonder cette affirmation d'absence, ou encore d'essayer de
repérer en quoi sur ces questions, Freud s'avère lacanien… ou pas.
Les propositions de lecture viendront au fil du travail, mais
nous en repasserons sans aucun doute par un certain nombre de textes
fondamentaux de Freud où la "question sexuelle" se trouve posée
explicitement, en commençant probablement par quelques uns de ceux qui
se trouvent dans le recueil La vie sexuelle.
Daniel Weiss
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Problèmes théoriques et pratiques des psychothérapies dans le monde contemporain
Cette année, nous alternerons notre réflexion clinique basée sur nos propres cas avec une lecture du livre de Didier Anzieu "le moi peau". Ce livre présente une analogie entre les fonctions du moi et les fonctions de la peau, qui permet d'enrichir les notions de frontières, de limites, de contenants dans une perspective psychanalytique."
Anzieu part du constat d'un changement dans la nature de la souffrance de nombreux patients. Ceux ci souffrent d'un manque de limites : incertitude sur les frontières entre ce qui dépend de soi et ce qui dépend d'autrui; brusques fluctuations de ces frontières accompagnées de chutes dans la dépression, confusion des expériences agréables et douloureuses, vulnérabilité à la blessure narcissique en raison de la faiblesse de l'enveloppe psychique, sensation diffuse de mal être, de ne pas habiter sa vie, d'en être le spectateur..."
Anzieu écrit : " Rien d'étonnant qu'une civilisation qui cultive des ambitions démesurées, qui flatte l'exigence d'une prise en charge totale de l'individu par le couple, la famille, les institutions sociales, qui encourage passivement l'abolition de tout sentiment des limites dans les extases artificielles demandées aux drogues chimiques et autres, qui expose l'enfant de plus en plus unique à la concentration sur lui de l'inconscient de ses parents dans le cadre d'un foyer de plus en plus restreint en nombre de participants et en stabilité, rien d'étonnant donc qu'une telle culture favorise l'immaturité et suscite une prolifération de troubles psychiques limites." P.29 et 30
Ces problèmes nécessitent un aménagement du cadre et une réflexion renouvelée sur la position (ou le transfert ) de l'analyste dans le dialogue analytique avec ces patients.
Groupe animé par Christian Lelong et Iréna Talaban. tel : 0625924745
Le groupe est ouvert.
Il se tient 1, rue de Valmy à Lille une fois par mois, le mercredi soir de 20 heures 30 à 23 heures
Prochaine séance le mercredi 9 novembre2011.
Christian Lelong - Iréna Talaban
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Groupe de travail clinique d'adulte
Ce
groupe, initié depuis quelques années,
réunit
des personnes ayant un exercice libéral ou institutionnel et
dont le souci commun est de maintenir une écoute analytique.
Nous
l'avons nommé ainsi pour le distinguer d'un groupe de
supervision qui pourrait laisser entendre que l'un quelconque d'entre
nous est en position de savoir. Nous n'avons pas choisi de le nommer
groupe d'Intervision car, pour nous, il s'agit d'une écoute
partagée à partir d'une situation clinique
apportée par l'un ou l'autre.
L'objectif
de ce groupe est, outre de rompre l'isolement propre
à ce type d'exercice, de créer un espace qui
permette de
questionner sa pratique. Nous cherchons à adopter un
fonctionnement qui soit au près d'une pratique analytique :
la
situation clinique n'est pas "préparée", les
associations
de chacun amènent des déplacements, des
surprises, des
questionnements.
Afin
que la parole circule et que puisse s'instaurer un climat de
confiance, nous limitons le nombre de participants à 6 voire
8
personnes maximum. Actuellement, le groupe reste ouvert à
quelques participants.
Anne Marie Couquillou - Catherine Denhez
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Lecture du séminaire de J. Lacan "La relation d'objet"
La clinique psychanalytique, tant avec les enfants qu'avec les
adultes, m'a amenée à reprendre les questions de la sexualité infantile
et de l'angoisse dans leurs relations, d'une part à l'objet phobique
d'autre part à l'objet fétiche ....Et plus largement, au noyau ou à
l'état phobique ainsi qu'à ce qu'on peut appeler traits pervers,
perversité ou encore solution ou disposition perverse (autant
d'expressions qui ne sont pas synonymes).
Je propose de prendre pour point de départ certains chapitres du
séminaire IV de Lacan "la relation d'objet" et les textes de Freud
auxquels ils renvoient (le petit Hans , la jeune homosexuelle.....).
D'autres textes psychanalytiques ( par exemple, "l'imposture perverse "
de S.André , le livre sur la sexualité infantile de R.Lévy..) ou
littéraires, et des situations cliniques pourront venir enrichir cette
lecture.
Michèle Weiss- Vierling
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Travail à partir d'un livre de C. Soller "Lacan, l'inconscient réinventé" ed. PUF 2009
Dans son livre « Lacan, l’inconscient réinventé » Colette Soller interroge la trajectoire de Lacan dont elle « ne retient pas tout. Seulement les pas qui ont conduit Lacan à poser une formule inouïe, qui dit, contre toute attente, que l’inconscient, toujours jusque-là situé comme symbolique, est … réel ».
C’est autour de cette formulation d’un inconscient réel que nous souhaiterions travailler, formulation qui permet d’interroger et de questionner des difficultés rencontrées dans la pratique clinique : le symptôme ne s’épuise pas avec la recherche de sens, laquelle semble parfois ne rencontrer aucune limite.
Quelles incidences cette notion a t-elle dans la conduite des cures ?
Ce livre, dont l’abord est parfois difficile, soulève les questions d’une manière qui nous semble intéressante et qui nous donne envie de le travailler avec quelques autres, travail qui pourrait s’autoriser d’aller retour avec la clinique et conduire ici ou là vers d’autres lectures ou relectures.
Cette proposition de travail s’inscrit dans la continuité des journées de l’association organisées en 2010 « Le symptôme dans l’analyse freudienne ».
Catherine Denhez - Michèle Weiss-Vierling
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